Auteur : Philippe Ayraud
« Il faut imaginer la mort comme une métaphore de la nuit, et non l'inverse
Le temps de l'absence paraît moins long.
L'odeur écœurante du lilas dans les jardins d'enfance
Me hante et me manque.
Derrière les vitres de la clinique
La vie palpite invisible
Et rassurante. »
Comme une porte ouverte sur la dernière issue, les poèmes de Philippe nous invitent à une réflexion sur le temps qui passe, la mémoire et la maladie. Pas d'apitoiement, pas de larmes. Juste un constat mélancolique : on devient orphelin de son enfance, tandis que la mémoire s'effiloche et qu'on doit faire son deuil avant la mort, même si, comme dit Philippe, « le plus beau poème c'est celui qu'on n'écrira pas ».